vendredi 19 septembre 2014

Une tasse de thé et un livre #25 >> Terminus Elicius de Karine GIEBEL

TERMINUS ELICIUS de Karine GIEBEL
(publié chez Pocket)

Résumé de l'éditeur :

Toujours le même trajet. Istres-Marseille. Marseille-Istres. Sa mère, son travail. La vie de Jeanne est en transit. Elle la contemple en passager. Une lettre suffira à faire dérailler ce train-train morose : "Vous êtes si belle, Jeanne". Glissée entre deux banquettes, elle l'attendait. Une déclaration. D'amour. De guerre. Car l'homme de ses rêves est un monstre, un tueur sans pitié. Elle sera sa confidente, son épaule. Il sera son âme soeur, son dilemme. Le terminus de ses cauchemars...

Terminus Elicius est le premier roman de cette excellente auteure que j'ai découverte il y a un peu plus d'un an avec son excellent Purgatoire des innocents.

Pendant mes vacances, j'ai fini Gataca et j'ai lu trois livres en entier, celui-ci est le dernier. Pas mal pour une seule semaine, non ? Le contexte aurait été parfait si je l'avais lu dans un train. Là, c'était dans l'avion : Los Angeles > Atlanta. Pile le temps qu'il m'aura fallu pour commencer et, surtout, finir ce livre. Je crois que ça veut tout dire : je l'ai dévoré !!

Jeanne mène une vie bien trop calme et bien trop rangée. Elle a besoin d'une organisation précise pour pouvoir survivre. Un contretemps ? La voilà perdue et obligée de revoir son emploi du temps de la journée ! De plus, elle a physique passe-partout et fait en sorte qu'on ne la remarque pas.
Alors, forcément, quand elle trouve cette lettre qui lui dit qu'elle est belle, elle est chamboulée. Puis, quand elle apprend rapidement (ce n'est pas du spoil) que l'auteur est en fait le tueur en série qui sévit à Marseille, elle est entre-deux. Personne ne s'intéresse à elle sauf lui. Quand elle veut en parler aux forces de l'ordre, des contretemps l'en empêchent. Jeanne étant frêle et assez désorientée, il lui est assez difficile de distinguer le bien du mal.

Karine GIEBEL a réussi la prouesse de faire passer cette pauvre Jeanne pour tout autre chose qu'une nunuche. Parce que, au début, on se dit que franchement, un tour à la Police et le tour est joué. Non. Avec Karine GIEBEL, ça se passe autrement. Elle nous présente si bien la personnalité fragile de Jeanne qu'elle en devient attendrissante. J'attache beaucoup d'importance à mes émotions envers les personnages. Si je ne vibre pas, si je ne souris pas, si je ne stresse pas en même temps qu'eux, le roman me laissera forcément un goût amer. Ici, j'avais de la compassion pour elle. Elle s'est enlisée dans une spirale infernale où, même avec un peu de volonté, elle n'arrive pas à en sortir complètement puisque ses repères sont brisés.
L'histoire du tueur en série est évidemment présente mais je crois qu'il faut principalement retenir la personnalité de Jeanne. Ce n'est que le deuxième roman de Karine GIEBEL que je lis donc je ne suis sûre de rien mais... Je crois que cette auteure a la particularité de créer des personnages avec des failles psychologiques. Et, au lieu d'entamer un processus de guérison au début du livre, elle les emmène bas, très bas, elle leur fait toucher le fond pour essayer de remonter vers la lumière. Et ça, j'aime.

2 commentaires:

  1. Je passe mon tour pour celui-là aussi. L'idée au début me plaisait bien, et puis en fait, non. Trop noir pour moi :-)

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    1. Oui, ce n'est pas ton style de prédilection.

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On joue aux chaises musicales ?