lundi 10 novembre 2014

Une tasse de thé et un livre #31 >> Comme ton ombre d'Elizabeth HAYNES

COMME TON OMBRE d'Elizabeth HAYNES
(publié chez Presses de la Cité puis Le Livre de Poche)

Résumé personnel :

En 2003, Cathy est jeune et profite de sa vie de célibataire en sortant tous les soirs et en flirtant avec le premier homme venu. Cette vie lui plaît même si elle espère rencontrer un homme qui lui correspondra.
Lee entre dans sa vie. Après un début de relation plutôt idyllique, elle se rend compte de la part d'ombre de cet homme qui semblait trop parfait : harcèlement, coups, etc.
2007, Cathy mène une vie terrible. Elle souffre de troubles obsessionnels compulsifs, n'a plus de vie sociale et fait des crises d'angoisse dès que quelque chose ne se passe pas comme prévu.
Après quelques années, Lee hante de nouveau son présent.

Avis personnel :

Ce livre est perturbant et touchant de bien des manières. L'auteure aborde avec une justesse effrayante les tenants et aboutissants d'un véritable harcèlement. Elle décrit avec beaucoup d'émotion la personnalité décomposée de Cathy qui a vu sa vie gâchée par un homme complètement barjo. Ce genre d'homme existe et c'est cette pensée qui vous animera et vous affolera tout au long de cette lecture. L'espoir de voir Cathy avoir la vie qu'elle mérite vous donnera du mal à lâcher votre bouquin. Je me suis surprise à avoir le cœur serré quand je sentais que Lee allait être dans "un de ses mauvais jours" (comme elle le dit elle-même...). J'ai même eu peur que son nouveau et charmant voisin soit malhonnête.
De bien des manières, ce livre est une réussite. Sachez que Comme ton ombre était le premier roman d'Elizabeth HAYNES et qu'elle peut en être fière.
La façon dont est construit le livre donne un dynamisme et un "suspense" supplémentaires à l'histoire. En effet, nous oscillons entre la période de 2003 et celle de 2007. Impossible de se sentir perdu-e puisque chaque date est bien inscrite au début de chaque chapitre.
Je crois que chaque femme devrait prendre connaissance de ce livre ou d'un autre du même acabit. Rendez-vous compte que cela n'arrive pas qu'aux autres. Outre l'atrocité de ce que Cathy a subi, j'ai particulièrement été en colère contre son entourage. Je ne veux pas vous en dire plus. Sachez que ce livre, on le vit et qu'on ne peut pas rester insensible devant une telle histoire...
"Jusqu'à récemment, je trouvais que les femmes qui se laissaient maltraiter étaient des imbéciles. Après tout, il devait y avoir un moment où on se rendait compte que ça dérapait et où on se mettait à avoir peur de son partenaire. Et là, il fallait rompre, se tailler. Pourquoi rester ? Les femmes que j'avais vues à la télé ou dont j'avais lu les interviews dans des magazines expliquaient que "ce n'était pas aussi simple" et moi, je me disais que si, ça l'était.
A présent, je les comprenais : ce n'était pas simple de rompre. J'avais essayé et commis l'erreur de renouer avec Lee. Être encore amoureuse de lui, de son côté vulnérable enfoui quelque part, n'était pas la seule raison : je redoutais par-dessus tout ce qu'il risquait de me faire si je le provoquais.
Il ne s'agissait plus de rompre, il s'agissait de fuir.
De sauver ma peau."
(pages 268-269, édition Le Livre de Poche)
Je crois que cet extrait en dit beaucoup quant à l'état d'esprit de Cathy... Et encore...

Petit récapitulatif...


vendredi 7 novembre 2014

Etats-Unis #3

Bonjour.
Aujourd'hui, voyageons un peu sous le soleil des Etats-Unis, sous la chaleur du Nevada !

Pour notre troisième jour, nous avons poussé notre bolide au-delà de la Californie. Nous étions à quatre heure de route de Las Vegas... Il aurait été regrettable de ne pas y aller. On se disait que si on gagnait, on prolongerait nos vacances pour faire la traversée d'Ouest en Est des Etats-Unis. Bon, on est revenus dans les temps c'est que, bon, ben, on est sortis des casinos moins riches qu'en y entrant...

Place aux photos.

Sur la route...

Nous sommes partis avant 6h du matin. Le jour se levait...


Pause pour le petit déjeuner à Baker.




Puis, on arrive dans le vif du sujet... LAS VEGAS !!!





















Une seule journée à Las Vegas laisse un goût de trop peu.
A la limite de se demander si on a bien vécu ça, si on a bien vu le fake Elvis, si on a bien assisté au cliché du vieux qui gagne à la machine à sous, si on a réellement vu tous ces casinos, si les gens claquaient les billets de 100$ comme moi je claquerai mes billets de 5€ (et pourtant, je ne suis pas radine...). Etc. Etc.
Las Vegas, il faut l'avoir vue, l'avoir vécue pour comprendre. Le mot démesure est même trop peu significatif pour imaginer ce qu'est cette ville. Elle est à l'exact opposé de mes valeurs, de mes idées mais j'ai adoré. Je sais que c'est incompréhensible mais c'est comme ça...

Ça va faire deux mois que nous sommes revenus de ce voyage mais je crois que mon frère est comme moi : nous n'avons jamais réussi à poser les mots exacts pour décrire la vie à Las Vegas...



P.S. : Entendre du Tool à la radio... Oui, oui, ça a été le cas et Sober en plus.
Enfin, en plus, elles sont toutes aussi géniales les unes que les autres.

lundi 3 novembre 2014

Une tasse de thé et un livre #30 >> Code 93 d'Olivier NOREK

Code 93 d'Olivier NOREK
(publié chez Michel Lafon puis Pocket)

Résumé personnel :

L'équipe de Victor Coste est appelée tôt le matin sur une scène de crime : un cadavre émasculé a été découvert. Sur la table d'autopsie, le mort se réveille !
Puis, un portable qui sonne toutes les trois heures est découvert dans le corps d'un homme mort par d'étranges brûlures.
Comme si cela ne suffisait pas, Victor Coste se met à recevoir d'étranges lettres mentionnant un Code 93 qui mettrait en cause un de ses collègues.

Mon avis :

Avec Code 93, c'est bien simple, vous pouvez avoir l'impression de lire un film (oui, je sais, ça peut paraître étrange de dire cela...). L'auteur, pour son premier roman, a su directement nous plonger dans le quotidien d'un commissariat en banlieue parisienne. Malgré les "bas" du métier, Olivier Norek nous montre qu'une équipe soudée est plus qu'important. Je trouve, et c'est à mon grand bonheur, que les personnages ont été très bien décrits. On a l'impression de les voir et de ressentir la complicité qui les unit.
L'enquête, quant à elle, même si elle part parfois dans tous les sens (une petite date lors des flashback n'aurait pas été de refus), vous fera voyager des caves d'immeubles douteuses au milieu aisé de Paris intra-muros. De prime abord, on pourrait se demander comment, en une seule enquête, on peut côtoyer ces deux univers que tout oppose. Finalement, tout s'enchaîne si bien que, comme pour Territoires, cette histoire est troublante tant elle peut paraître réelle.

"Longer les couloirs d'une PJ, c'est faire face à ce que l'Homme recèle de pire en lui."
(page 35, édition Pocket)

"Un équipage de policiers en tenue se dirigea vers lui, assurant l'escorte d'un type menotté. Les deux hommes se reconnurent, Ronan l'avait arrêté au cours de l'année dernière pour une histoire de viol. Il n'était même pas étonné de le voir déjà dehors. Il se surprit à souhaiter que l'un de ces salauds se tape un jour la fille du procureur de la République ou d'un juge, s'ils en avaient une, juste pour voir si là aussi le type se prendrait une peine de moins d'un an."
(pages 104-105, édition Pocket)

Pour copier sur l'idée de Quatre Sans Quatre, j'ai relevé quelle bande-son l'auteur avait glissé dans son livre. Eh bien, si j'ai été assez attentive, il n'y en avait qu'une et pas des moindres : Voodoo People de The Prodigy. Un tube, un incontournable !

Et, pour finir, je vous laisse avec mon petit rituel : la petite image qui vous donne mes trois principales bonnes raisons de lire Code 93 :


P.S. : Ah ben tiens... Justement, quand je vous disais que ça se lisait comme un film... Checkez l'interview en vidéo ici !

samedi 1 novembre 2014

Octobre Culture.

Bonjour et bienvenue au bilan culturel du mois d'Octobre !

Côté films :

> Je suis allée me promener pas très loin de chez moi. Nous sommes allés voir l'ancienne école de mon amie et l'intérieur ressemblait fortement à Poudlard. Surtout la scène dans Harry Potter et la Coupe de Feu quand tout le monde porte des badges "A bas Potter" à l'extérieur des murs de l'école. Et l'intérieur de la ville avait des airs de Chemin de Traverse. On a même trouvé une rue qui aurait pu faire office d'Allée des Embrumes.
Bref. Du coup, on a tous eu en tête le thème musical des films. Et, ben, hop, ni une ni deux j'ai ressorti ma collection de DVD Harry Potter et j'ai lancé le premier film. Voilà.


Côté livres :

> J'ai lu Atom[ka] de Franck Thilliez.
Comme toujours, un livre fort bien détaillé, renseigné et accessible à tous. A dévorer après avoir lu, tout de même, les autres livres des aventures de Lucie Hennebelle et Franck Sharko.
Le sujet du nucléaire constitue à lui seul une partie totalement effrayante du bouquin. Ajoutez à cela des meurtres terribles et vous aurez un thriller de qualité qu'on a du mal à lâcher.
Pour lire mon avis un peu plus détaillé, c'est par .



> Ensuite, j'ai continué le mois d'Octobre en compagnie de On n'oublie jamais..., premier roman de Claudia Nolliac. Disponible uniquement chez France Loisirs pour le moment. L'histoire est très bonne. J'aurais juste plus apprécié le livre s'il y avait moins de maladresses de langage, de fautes grammaticales et de confusions dans les dialogues. Néanmoins, je suis de plus en plus friande d'auteurs que je ne connais pas ou peu. Je crois qu'il faut donner sa chance à tout le monde. D'autant plus qu'il faut oser se lancer dans l'aventure. Je recommande donc ce livre car l'histoire en vaut la peine. De plus, c'est une lecture d'hiver, pelotonné-e sous un plaid avec une tasse de thé (évidemment) et des bougies à la cannelle.
Pour lire mon article sur le sujet, c'est par :-)

> Après, j'ai eu la chance de pouvoir lire Satan était un ange de Karine Giebel avant sa date de sortie. Merci le Fleuve :-)
Bon, que dire à part que ce livre est juste fou ? Je crois que je vais devenir une inconditionnelle de cette auteure. C'est fou comme sa plume est parfaite. Ça se lit tout seul. On ressent les mêmes émotions que les personnages tellement elle arrive à nous faire entrer dans l'histoire qui est particulièrement prenante.
Si vous voulez en savoir un peu plus et, aussi, voir mes "trois bonnes raisons" de lire ce livre, c'est ici que ça se passe.
Et, d'ailleurs, merci encore à la personne qui gère la page Facebook de Fleuve Editions pour avoir fait un lien vers mon article. Ça fait grandement plaisir et les gens ont cliqué dessus en plus :-)



Côté musique :

> Suite à leur concert, j'ai acheté l'album d'Elephanz, Time for a change.
Les morceaux ne sont pas tous de qualité égale, à mon avis mais, globalement, l'album est plutôt pas mal.
La prestation live était vraiment bien aussi.
Coups de coeur pour Dust or delight, Elizabeth et Jamais.
Ici, vous pouvez voir le clip de Time for a change rendue célèbre notamment grâce à la pub Numericable.
Le site du groupe, c'est par .
Le soundcloud du groupe.



Pour voir les autres bilans, c'est par ici :
> Février
> Mars
> Avril
> Mai
> Juin : Grève
> Juillet
> Août
> Septembre

dimanche 26 octobre 2014

Une tasse de thé et un livre #29 >> Satan était un ange de Karine GIEBEL

SATAN ÉTAIT UN ANGE de Karine GIEBEL
(publié chez Fleuve Noir)
(à paraître le 13 Novembre 2014)

Résumé personnel :

La mort les poursuit.
François fuit son quotidien pour finir sa vie.
Paul fuit son quotidien pour tenter de vivre.
Ces deux hommes n'aurait jamais dû se rencontrer, jamais dû s'apprécier.
Et pourtant...

Mon avis :

Quel bonheur !
Karine GIEBEL a une écriture fluide, magique. Elle nous plonge dans son univers avec une facilité déconcertante.
Elle possède également cette faculté de créer des personnages plus vrais que nature. Elle arrive à retranscrire des émotions, des pensées. Chaque personnage a une histoire que l'on découvre au fur et à mesure de cette agréable lecture.
Ici, nous sommes très loin de la noirceur de l'excellent Purgatoire des innocents, son précédent roman. Ici, on fuit avec les personnages. On avance dans l'inconnu. On roule dans la BMW. On vit les tensions. On est soulagés lors des réconciliations. On ne peut se séparer du livre autant que eux ne peuvent se quitter.
Vous savez, il y a des gens qui disent que quand on est issus de milieux différents, quand on n'a aucun point commun (ou très peu), on ne peut pas s'entendre et se lier d'amitié. Je n'ai jamais été d'accord avec cela. Karine GIEBEL nous démonte cette pseudo-théorie avec brio. Tout sépare Paul et François. Et pourtant, après quelques jours passés ensemble, ils ne peuvent se résoudre à se séparer. Ils sont liés. Leurs destins sont opposés, leurs vies sont si éloignées l'une de l'autre que cette relation en devient belle.
Forcément, beaucoup de gros contretemps viennent assombrir cette nouvelle amitié. On les vit avec eux.

Ce parcours semé d'embûches, de mensonges puis de confessions est si bien écrit que l'on vit cette cavale avec ces deux personnages.
BRAVO !